GLOSSAIRE DES TERMES SPÉCIFIQUES AU BMC

  • Cellule

    La cellule est l’unité vivante dans le corps qui maintient la vie par l’échange continu de substances et d’informations de part et d’autre de sa membrane cellulaire. Pendant le développement embryonnaire, les cellules se différencient et s’organisent pour créer les tissus (muscles, os, nerfs…) qui forment ensuite les systèmes du corps. La conscience cellulaire est à la base de la conscience de l’organisme.

  • Condensation – Expansion (à partir du nombril)

    Schème corporel global initié par le nombril ramenant et éloignant vers lui tout le corps jusqu’à ses extrémités.

  • Créativité

    La créativité est inhérente à l’expérience du BMC. Les ateliers de BMC en groupe ou en session individuelle reposent sur la créativité des enseignants ; une séance de BMC n’applique pas de protocole à proprement parler ; il y  a autant de séances que de styles d’enseignement et d’enseignants. Les explorations proposées aux élèves reposent sur leur créativité, voir l’encouragent et la développent. L’incorporation des informations qu’apportent  le BMC peut prendre forme, lors des séances, à travers le mouvement, la voix, le dessin, l’écriture…

  • Développement

    Le processus de développement de notre mouvement, à la fois ontogénétique (développement infantile chez l’être humain) et phylogénétique (la progression de l’évolution à travers le règne animal) sous-tend notre expression par le biais des systèmes du corps. Le développement ne s’effectue pas selon une progression linéaire mais par vagues successives, chaque étape étant intégrée et modifiée à mesure que surviennent de nouvelles étapes.

  • Embodiement – Incorporation

    C’est un terme utilisé aussi en cuisine qui permet à divers ingrédients de devenir « un » et de créer  ainsi une nouvelle matière. Incorporer ou s’incorporer en BMC est la traduction de l’anglais Embodiment qui exprime le processus par lequel la conscience cellulaire et tissulaire advient.

  • Equilibration du tonus

    Sur le plan nerveux, le tonus sensitif sous tend notre attention, notre capacité à être réceptif et le tonus moteur sous tend notre intention, notre capacité à agir. Les différents degrés de notre tonus reposent sur notre capacité à nous détendre ou bien à nous mettre en action. En BMC nous travaillons sur l’équilibration de ces deux facettes du système nerveux autonome, via le système nerveux parasympathique et sympathique. La pratique du BMC invite à équilibrer et à moduler ces deux facettes qui nous amènent soit vers l’intérieur, soit vers l’extérieur de nous-mêmes, elle facilite l’homéostasie et la sensation de bien-être et d’aptitude à agir dans le monde.

  • Esprit – Mind

    (Esprit : Mind en anglais). « Lorsque nous parlons de sang ou de lymphe ou de toute autre substance physique, nous ne parlons pas seulement de la substance elle-même mais aussi des états de conscience et des processus qui lui sont inhérents… Le BMC est un voyage empirique et continu dans le territoire vivant et changeant du corps. L’explorateur est l’esprit : nos pensées, nos sentiments, notre énergie, notre âme et notre essence. Au cours de ce voyage nous sommes amenés à comprendre comment l’esprit s’exprime à travers le corps en mouvement. Notre corps bouge comme bouge notre esprit. » Bonnie Bainbridge Cohen

  • Exploration

    Le processus d’explorer sa propre expérience est le cœur même de l’apprentissage en BMC. Il développe la qualité de « témoin » de soi à travers ladite expérience. Cette qualité est essentielle à la prise de conscience des mouvements internes ou externes qui y sont vécus.

  • Expression

    Le BMC nous apprend à lire ce qu’un corps exprime ou n’exprime pas. Le système des organes sous-tend les sentiments, l’expression. L’esprit de chaque système s’exprime à travers notre mouvement et nous sommes amenés à comprendre comment l’esprit s’exprime à travers notre corps. On constate que l’esprit d’un système s’exprime aussi à travers le corps collectif d’un groupe et donne une expression spécifique à l’espace de pratique comme une ambiance, une atmosphère que l’on peut tous identifier et ressentir.

  • Fluidité

    Nous nous développons dans un environnement intérieur et extérieur liquide avant d’appréhender l’environnement terrestre et l’attraction de la gravité après la naissance.
 Nos processus cellulaires vitaux restent étroitement reliés au mouvement de l’eau dans le corps, qui est à la base de tous les liquides corporels, à l’intérieur et à l’extérieur des cellules.

  • Incorporation – Embodiement

    C’est un terme utilisé aussi en cuisine qui permet à divers ingrédients de devenir « un » et de créer  ainsi une nouvelle matière. Incorporer ou s’incorporer en BMC est la traduction de l’anglais Embodiment qui exprime le processus par lequel la conscience cellulaire et tissulaire advient.

  • Intériorité

    Le BMC oriente la perception vers le soma, le corps senti, vécu de l’intérieur.

  • Mind – Esprit

    Mind, en français : esprit. « Lorsque nous parlons de sang ou de lymphe ou de toute autre substance physique, nous ne parlons pas seulement de la substance elle-même mais aussi des états de conscience et des processus qui lui sont inhérents… Le BMC est un voyage empirique et continu dans le territoire vivant et changeant du corps. L’explorateur est l’esprit : nos pensées, nos sentiments, notre énergie, notre âme et notre essence. Au cours de ce voyage nous sommes amenés à comprendre comment l’esprit s’exprime à travers le corps en mouvement. Notre corps bouge comme bouge notre esprit. » Bonnie Bainbridge Cohen

  • Moteur : Développement Moteur du Nourrisson

    Le praticien FDMN est formé à une approche subtile de l’observation des étapes de développement du nourrisson, plus précisément, les schèmes de mouvement. Il est formé à inviter l’enfant à traverser les étapes fondatrices de son développement sensoriel, tonique et moteur.

  • Réorganisation somatique

    Lorsqu’on tourne la bague d’un kaléidoscope, la figure se réorganise pour en créer une nouvelle. En BMC, ce processus se réalise lorsque qu’un schéma (pattern) comportemental se réorganise pour en créer un nouveau. Le toucher et le mouvement en conscience sont à la base de ce processus de réorganisation. On nomme somatique le corps vécu, perçu de l’intérieur.

  • Respiration cellulaire

    La respiration cellulaire est le premier schème organique, elle crée le fondement pour nos processus vitaux, et sous-tend toute activité, tout mouvement.
    C’est l’échange des matières à travers le flux et le reflux des liquides qui traversent les membranes cellulaires à chaque instant, amenant l’oxygène et les nutriments à l’intérieur de la cellule, et emmenant le dioxyde de carbone pour qu’il soit libéré au niveau des poumons.
    « Lorsqu’elle est absente, les cellules sont mortes ; là où elle est difficile, les cellules luttent ; et là où elle se manifeste librement, les cellules sont vivantes et saines. » Bonnie Bainbridge Cohen

  • Schème neurocellulaire du développement

    Notre organisation est d’abord cellulaire avant de devenir neurologique (guidée par notre système nerveux). La perception de nous-mêmes et de notre environnement repose sur le dialogue constant entre présence cellulaire et conscience du système nerveux.

  • Somatisation

    Le terme somatisation vient du mot « soma », utilisé par Thomas Hanna, pour désigner le corps vécu, par contraste avec le corps objectivé. La somatisation est le processus par lequel les systèmes sensoriels kinesthésique (mouvement), et tactile (toucher) informent le corps qu’il (le corps) existe. Dans ce processus, il y a un témoin, une conscience interne de ce qu’il se passe. Par exemple, le mouvement et le toucher nous donnent une conscience immédiate de la sensation provenant d’une partie du corps, ou bien nous faisons partir le mouvement d’un endroit du corps et nous devenons conscients des sensations ou émotions qui apparaissent.
    Cette définition reprend celle de Bonnie Bainbridge Cohen, elle est adaptée pour le site.

  • Système

    Le fondement du BMC repose en grande partie sur l’exploration des principaux systèmes corporels. Chacun d’entre eux peut initier et soutenir le mouvement et contribuer à différentes qualités de ce mouvement. Chaque système apporte une qualité unique, mais tous les systèmes sont inter dépendants. Ensemble ils procurent une structure complète de support et d’articulation. Les systèmes étudiés en BMC sont : les sens et les perceptions, le squelette, les organes, les schèmes neuro cellulaires fondamentaux, les réflexes primitifs, les réactions de redressement et les réponses d’équilibration, le développement ontogénétique , le système nerveux, le système endocrinien, les liquides, les ligaments et fascias, les muscles.

  • Visualisation

    C’est généralement la première étape du processus d’incorporation, le processus par lequel notre cerveau imagine (visualise) des aspects du corps et informe le corps qu’il (le corps) existe. Dans ce processus, il y a un élément qui conduit ou qui guide. Par exemple, après avoir regardé l’image d’une structure du corps, nous gardons cette image en tête tout en cherchant à devenir conscients de cette partie du corps.
    Cette définition reprend celle de Bonnie Bainbridge Cohen, elle est adaptée pour le site.